Déc042007
Forces et faiblesse
Voilà le point de rupture?: soit affirmer l'histoire individuelle, la singularité de l'individu, son parcours, la délicate structure dont il est tissé, sa fragilité... soit tenter d'accompagner l'esprit et les puissances impersonnelles, infra ou supra individuelles, animales fourmillantes, les procès végétaux et tissulaires... C'est pourquoi le thème du travail est corps humain et non humain (non pas inhumain).
Dans fields nous avons essayé la petite musique de l'humain: tisser le mouvement dans le temps singulier de l'humain, dans un espace personnel, individuel. Quelque chose est là mais a basculé en partie dans le personnalisme.
Dans EXTRACTION on passe dans l'infra-personnel et l'infra-individuel, en route vers des puissances non engagées dans une action et non engagées dans un conflit avec un pouvoir. On y retrouve des puissances liées à la sexualité, des puissances du corps aveugles et sourdes, et aussi des présences de l'ordre de l'esprit plutôt que de l'intellect ou du cœur. La question y est bel et bien qu'est-ce qu'un corps humain, qu'est ce que l'environnement d'un animal humain? Qu'est ce que l'esprit dans l'humain?(Mais quelque chose comme la transfiguration vibre au bord de tout ça.)
Dans fields nous avons commencé à faire quelque chose avec cette fragilité, à l'emmener ailleurs et pas seulement à la déduire d'une situation de pouvoir comme c'est souvent le cas. C'est un peu comme un spectacle Renaissance, un spectacle de portraits individués, déterminés et héroïques dans leur individualité. Ne pas poser de question mais se donner pour tâche de construire une nature à visage humain. Mais le grand danger c'est une certaine complaisance et perte de force.
Avec JOUR DE COLÈRE il est exposé et ré exposé que cette fragilité n'est que le masque d'une passion, le masque de la colère qui maintient l'esprit au niveau de l'individuel. Sans cesse il est dit: voilà c'est Job, il est unique, il est seul face à l'Éternel, il est le désigné en colère. Naissance de l'individu dans la pensée. Et dans JOUR DE COLÈRE il est dit que de cet individu, que de ce théâtre là il faut partir, que l'on ne peut pas continuer à glorifier la fragilité et la faiblesse à coup de massacres et de discipline. L'existence, théâtre de l'héroïsme ou de la lâcheté se charge de le répéter sans cesse mais l'art et la vie ont pour rôle de le transcender et non de le répéter jusqu'au dégoût.
Il y aurait un malentendu crucial à l'endroit d'une courte gesticulation de Son corps léger. Était-il question de la fragilité? En fait dans ce face à face avec l'enfant il n'est pas question de fragilité mais de force et de tendresse. Ce qui est fascinant dans l'enfance c'est sa force sans pouvoir, sa puissance sans faiblesse. Ce qui est harassant chez l'adulte c'est sa détermination, sa culpabilité et sa faiblesse.
Dans fields nous avons essayé la petite musique de l'humain: tisser le mouvement dans le temps singulier de l'humain, dans un espace personnel, individuel. Quelque chose est là mais a basculé en partie dans le personnalisme.
Dans EXTRACTION on passe dans l'infra-personnel et l'infra-individuel, en route vers des puissances non engagées dans une action et non engagées dans un conflit avec un pouvoir. On y retrouve des puissances liées à la sexualité, des puissances du corps aveugles et sourdes, et aussi des présences de l'ordre de l'esprit plutôt que de l'intellect ou du cœur. La question y est bel et bien qu'est-ce qu'un corps humain, qu'est ce que l'environnement d'un animal humain? Qu'est ce que l'esprit dans l'humain?(Mais quelque chose comme la transfiguration vibre au bord de tout ça.)
Dans fields nous avons commencé à faire quelque chose avec cette fragilité, à l'emmener ailleurs et pas seulement à la déduire d'une situation de pouvoir comme c'est souvent le cas. C'est un peu comme un spectacle Renaissance, un spectacle de portraits individués, déterminés et héroïques dans leur individualité. Ne pas poser de question mais se donner pour tâche de construire une nature à visage humain. Mais le grand danger c'est une certaine complaisance et perte de force.
Avec JOUR DE COLÈRE il est exposé et ré exposé que cette fragilité n'est que le masque d'une passion, le masque de la colère qui maintient l'esprit au niveau de l'individuel. Sans cesse il est dit: voilà c'est Job, il est unique, il est seul face à l'Éternel, il est le désigné en colère. Naissance de l'individu dans la pensée. Et dans JOUR DE COLÈRE il est dit que de cet individu, que de ce théâtre là il faut partir, que l'on ne peut pas continuer à glorifier la fragilité et la faiblesse à coup de massacres et de discipline. L'existence, théâtre de l'héroïsme ou de la lâcheté se charge de le répéter sans cesse mais l'art et la vie ont pour rôle de le transcender et non de le répéter jusqu'au dégoût.
Il y aurait un malentendu crucial à l'endroit d'une courte gesticulation de Son corps léger. Était-il question de la fragilité? En fait dans ce face à face avec l'enfant il n'est pas question de fragilité mais de force et de tendresse. Ce qui est fascinant dans l'enfance c'est sa force sans pouvoir, sa puissance sans faiblesse. Ce qui est harassant chez l'adulte c'est sa détermination, sa culpabilité et sa faiblesse.
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